Les risques de ce mandat
- Le capital n'est pas garanti. Dans un scénario extrême, où plusieurs émetteurs, protocoles et plateformes feraient défaut en même temps, la perte peut atteindre la totalité du capital placé.
- Le change. Le portefeuille est en dollars, sans couverture de change. Une baisse du dollar réduit sa valeur en euros, et peut effacer plusieurs années d'intérêts.
- La parité. Un stablecoin peut cesser de valoir un dollar, temporairement ou durablement, si son émetteur ou ses réserves font défaut.
- Le prêt des stablecoins. La majeure partie du portefeuille est prêtée sur des protocoles de finance décentralisée : faille de contrat intelligent, piratage, dysfonctionnement, liquidation insuffisante des dépôts des emprunteurs, blocage temporaire des retraits. Une plateforme de prêt peut aussi faire défaut ou suspendre les retraits. Les stablecoins prêtés ne sont plus sous notre conservation.
- Les taux et la disponibilité. Les taux de prêt suivent la demande du marché et peuvent baisser fortement, sous l'objectif de 5 % : aucun niveau d'intérêts n'est promis. Votre argent n'est pas disponible immédiatement : un délai s'applique après votre demande. Les crypto-actifs ne bénéficient d'aucune garantie des dépôts, ni d'aucun mécanisme d'indemnisation des investisseurs.
- Perte en capital. Investir dans les crypto-actifs comporte des risques de volatilité, de liquidité (en cas d’insolvabilité de la contrepartie) et peut entraîner la perte de tout ou partie de votre capital.
- Performances passées. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
- Finance décentralisée. L’utilisation de protocoles de finance décentralisée (DeFi) expose les clients à des risques spécifiques, notamment des failles de smart contracts, des pertes liées à des attaques informatiques ou des dysfonctionnements des protocoles.
- Avant d’investir. Assurez-vous de considérer vos besoins, vos objectifs ainsi que votre niveau d’expérience en matière de crypto-actifs.
Communication à caractère promotionnel. Nos conditions générales, notre politique tarifaire, notre politique de conservation et notre politique de gestion des conflits d'intérêts sont dans la documentation réglementaire. Une réclamation ? Réclamations et médiation
Vos questions
Que vais-je répondre à mon commissaire aux comptes ?
Qu'il s'agit d'un placement de trésorerie en stablecoins confié à un prestataire agréé par l'AMF, décidé par l'organe compétent et documenté, inscrit au compte 522, ou au compte 513 des jetons de monnaie électronique sous le règlement ANC 2026-01, et évalué à chaque clôture. Il reçoit l'état des actifs avec la source des cours, et le récapitulatif annuel des opérations. Informez-le dès la décision.
Mon associé trouve ça risqué. Qu'est-ce que je lui montre ?
Cette page, et la fiche d'information du mandat que nous vous envoyons après le rendez-vous. Elles disent où va l'argent, ce qui peut arriver et ce qui n'est pas couvert. Nous préférons une décision prise à deux, en connaissance de cause, à une souscription qui se défait au premier incident.
Que se passe-t-il si un protocole de prêt fait défaut ?
La part placée sur ce protocole peut être perdue, en partie ou en totalité. C'est pour cette raison qu'aucun support ne dépasse 25 % du portefeuille, et que le comité revoit chaque semaine les supports retenus, leurs audits, leur liquidité et leur historique d'incidents.
Comment récupérer l'argent, et en combien de temps ?
Sur demande, sans durée de blocage, sous réserve des contrôles réglementaires. Une part du portefeuille reste non prêtée, mobilisable rapidement ; le retrait total suit le délai écrit dans votre mandat, le temps de dénouer les prêts.
Et si notre trésorerie est dans une holding ?
2 points méritent une vérification avant tout mouvement : le remploi après un apport-cession, et la qualification de holding animatrice.
Holding et crypto-actifs
Qui doit décider dans l'entreprise ?
L'organe compétent selon vos statuts : président, gérant, conseil ou associés. La décision s'écrit, avec le montant, la durée envisagée, le prestataire retenu et la référence à l'objet social. Si vos statuts ne prévoient pas la gestion de placements, l'objet social se complète par décision des associés. Le commissaire aux comptes, s'il y en a un, est informé dès la décision.
Quelle part de notre trésorerie peut-on placer ?
Il n'existe pas de règle chiffrée, et un prestataire qui vous en donne une ne connaît pas votre entreprise. La part se limite à l'excédent structurel, sans toucher à la trésorerie d'exploitation, et à ce que votre activité supporterait de perdre. Elle se décide avec votre expert-comptable, au regard de vos besoins de trésorerie sur la durée du placement, 1 an au moins.