1Des critères pour entrer, une limite pour le risque
En plus du bitcoin et de l'Ethereum, le comité ne retient que des crypto-actifs parmi les 50 premières capitalisations, cotés depuis au moins 6 mois, et jamais un actif conçu pour l'anonymat. Chacun entre avec une thèse écrite et datée : son usage réel, sa liquidité, la dynamique de son secteur. Il sort quand elle ne tient plus.
Plus jeunes et moins échangés que le bitcoin, le comité ne place jamais plus de la moitié du portefeuille dans ces autres crypto-actifs ; entre 2 décisions, une hausse de leurs cours peut faire dépasser cette part. À cette limite, portefeuille entièrement investi et sans aucune intervention du comité, voici ce que pèserait une chute :
Si les autres crypto-actifs perdent 80 %, et que bitcoin et Ethereum ne baissent pas≈ −40 %
Si tout le marché perd la moitié de sa valeur≈ −50 %
Si bitcoin et Ethereum perdent la moitié, et les autres 80 %≈ −65 %
Baisse du portefeuille ≈ moyenne des deux baisses
La limite joue surtout dans le premier cas : à eux seuls, les autres crypto-actifs pèsent au plus la moitié du portefeuille à chaque décision du comité. Elle n'empêche pas une forte baisse quand tout le marché chute. En pratique, le comité peut alors réduire la part investie, mais souvent après le début de la baisse (voir le point 3).
Calculs simples, frais non comptés : ce ne sont ni des performances passées du mandat ni une limite de perte, et ils n'offrent aucune garantie.
2Pourquoi des stablecoins, et pas des euros
Un stablecoin est un crypto-actif conçu pour suivre la valeur de l'euro ou du dollar. Ceux du mandat viennent d'émetteurs régulés sous MiCA.
L'impôt attend votre retour en euros
Pour un particulier, passer d'un crypto-actif à un autre, ou aux stablecoins, ne déclenche pas l'impôt selon les règles actuelles : il est dû quand vous récupérez des euros. Le comité peut donc changer les lignes du portefeuille, ou réduire la part investie, sans que chaque mouvement vous coûte un impôt.
Ce n'est pas un livret
Un stablecoin a ses propres risques : perte de parité, défaillance de l'émetteur, taux de change pour ceux en dollar, et ceux des protocoles de finance décentralisée, détaillés dans les risques de ce mandat.